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Pascal CHARPENTIER
Canton de Brie-Comte-Robert, Seine et Marne, France
Elu en 1990 conseiller municipal puis adjoint au maire en 1995 et Maire de Coubert de 2001 à 2008. Durant ces mandats, je me suis efforcé d’être un élu local actif, j’ai eu à me battre pour la création puis le développement de la Communauté de Communes des Gués de l’Yerres. Elu Vice Président chargé des transports et des personnes âgées et des personnes handicapées, j’ai été le relais de vos préoccupations concernant la médiocrité de nos transports en commun voire de leur suppression, le développement des services à la personne et en particulier en faveur des personnes âgées et handicapées dans notre canton mais aussi pour un développement harmonieux de l’emploi. Mon activité professionnelle de médecin associée à celle du terrain local m’a permis d’être élu Président de la conférence sanitaire départementale. Je me suis battu pour que des projets essentiels comme le développement de réseaux de soins, de l’hospitalisation à domicile ou du maintien à domicile de nos ainés deviennent réalité. Mon combat pour obtenir vos suffrages au conseil général m'a permis de percevoir votre attachement à votre canton. Vous avez été plus de 40% à soutenir mon action.
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vendredi 7 mars 2008

Pascal Charpentier vous répond.

1.Pascal Charpentier, bonjour, vous êtes donc candidat UMP aux élections cantonales, comment se passe la rencontre avec les administrés ?

Pour ce qui est des habitants de notre Canton, j’ai organisé des réunions publiques dans 5 communes répartis sur tout notre Canton. J’ai été surpris de l’attention des personnes qui assistaient à ces réunions et de leur avidité à découvrir les compétences du Conseil Général dans leur quotidien. J’ai même été interpellé sur l’absence d’information des médias et des pouvoirs publics sur ce que représente le Conseil Général.

Ceci explique, la certaine indifférence de nos concitoyens pour une élection aussi importante que les élections Régionales ou Communales. En effet, le Conseil Général est le lieu de redistribution des aides sociales (50% de son budget) en faveur des personnes handicapées, des personnes âgées, des personnes en situation d’emploi précaire. Il est un acteur opérationnel de premier plan dans le développement durable (voirie, école, patrimoine, qualité de l’eau, investissement communal…).

2.Quelle est la source de votre engagement politique ?

J’ai été très tôt engagé dans la vie de la société, au lycée je me suis engagé dans les CLUB UNESCO en faveur du Tiers Monde, à la fin de mes études médicales j’ai rejoins le monde associatif en prenant en charge pendant tous mes congés de jeunes enfants diabétiques et ce pendant 25 ans, j’ai poursuivi mon engagement en faveur des autres en rejoignant une association en faveur des personnes handicapées dont je suis le président aujourd’hui, j’ai souhaité dés mon implantation à COUBERT il y prés de 26 ans m’occuper de la vie de la cité :

Président du comité des fêtes, puis Président des associations, j’ai sollicité ensuite un mandat de Conseiller Municipal, puis d’adjoint pour être Maire depuis 2001. C’est tout naturellement que j’ai souhaité m’engager plus avant en sollicitant un mandat de Conseiller Général afin de défendre mes idées en faveur du développement durable de nos communes, et pour soutenir une politique plus juste envers les personnes en situation défavorisée comme les personnes âgées et les personnes handicapées. Nous soutenons l’idée que l’assistanat doit être remplacé par des aides incitatives pour rendre leur dignité à chacun de nos concitoyens.

3.Quel est votre roman préféré ?

Les romans sont pour moi une distraction, je suis plus sensible aux bibliographies qui m’inspirent dans mon action associative et politique. La dernière autobiographie que je viens de lire est celle de Simone VEIL.

4.En tant que candidat aux élections cantonales, il semble incontournable de vous demander ce que vous pensez du dernier rapport Attali qui, reprenant à son compte un certain nombre de rapports précédents, propose la suppression du département ?

Le rapport ATTALI est une liste de propositions un peu sèches qui ne donne que des orientations sans une analyse documentée. Je suis un scientifique, un médecin. Quand je veux mettre en place un traitement, je commence par un diagnostic puis je me documente sur les thérapeutiques qui ont été déjà mises en place, sur leur succès, leur échec et enfin je propose un traitement. Dans ce rapport que j’ai lu attentivement, il y a d’abord des prescriptions qui en dehors de tout contexte sont intéressantes, mais qui nécessitent de s’appuyer sur un diagnostic plus fin et précis. Pour ce qui concerne la proposition n°260

Cette solution est en contradiction avec la décentralisation. Elle a le mérite de reposer la question sur l’apport du département par rapport à l’échelon régional et l’échelon communal ou intercommunal.

Le département hérité de la révolution n’est probablement plus organisé pour prendre en charge convenablement le territoire sur lequel il a une autorité. Le système électif au suffrage universel est-il le plus pertinent quand on sait que 50% du budget est une dépense de redistribution obligatoire, que les subventions distribuées aux collectivités locales sont demandées par les élus locaux et non par les citoyens directement, que nombre de compétence sont redondantes avec la région, l’état ou des organismes comme l’Assurance Maladie.

En clair le rapport ATTALI a le mérite de nous faire réfléchir sur notre organisation territoriale et n’est pas pour cette question une thérapeutique à administrer immédiatement.

Il eut été plus intéressant de poser la question sur le rapport de M RITTER sur la mise en place des ARS en remplacement des ARH. Les propositions concernant l’élargissement du domaine de compétence de l’Agence chargé de la Santé sont pertinentes et changent notre vision sur le prise en charge de la Santé sur notre territoire. Cette vision permet enfin de prendre en charge la problématique de la santé au niveau d’un territoire Régional : de la prévention, aux diverses prises en charges possibles sans occulter les prises en charges palliatives (lorsque l’on atteint les limites de la médecine) Ainsi la santé ne se résume plus à l’Hôpital ou au médecin traitant. On prend en compte l’environnement dans lequel la maladie apparaît, se développe et se traite. On ne met pas d’un côté le CHU et de l’autre le soin à domicile. Il n’y a pas d’un côté la médecine de pointe et de l’autre l maison de retraite

5.En quoi votre conception du rôle de président du Conseil général vous apparait-elle différente de celle de votre adversaire/concurrent ?

Le président du conseil général a un rôle moteur très important. Il ne doit pas avoir un rôle partisan. Il doit se rappeler que les 2 piliers du Conseil général c’est d’abord :

• La prise en charge sociale de la population de son territoire
• Le développement durable de son territoire

Que les actions comme l’animation culturelle, les fêtes….sont des compétences moins prioritaires.

Le clientélisme ne doit pas être le centre de ses préoccupations.
Notre département comprend une frange Ouest urbaine et le reste Rural. Nous souhaitons qu’il existe une prise en compte de cette particularité et ne pas privilégier la frange urbaine plus dense en population et électoralement plus payante au détriment de la zone rurale!

6.Avez-vous rencontré les élus locaux du canton ? Comment avez-vous été accueilli et quelles sont leurs préoccupations principales ?

Nous avons terminé notre visite à tous les maires sortants et leurs équipes. Leur accueil a été très positif. Leur demande a été unanime : nous attendons du Conseiller Général de notre canton plus de proximité et qu’il soit le relais entre les élus communaux ou intercommunaux et le Conseil général. Ils ont approuvé l’idée que le Conseiller Général vienne plusieurs fois par an devant leur conseil municipal pour écouter et échanger sur les préoccupations communales.

7.Quelle question auriez vous aimé que l’on vous pose ?

Quel budget pour accomplir votre projet ?

8.Je vous la pose donc. Qu’y auriez-vous répondu ?

Une des premières actions que devra faire le Conseil Général est de faire un audit de fonctionnement des services et une proposition de rationalisation de ces services.

Je ne veux plus entendre d’un Conseiller Général nous dire ce n’est pas votre argent. Si, l’argent public qui est prélevé par nos impôts est notre argent.
Il faut donc que nous soyons comptables de chaque Euro dépensé. Nous devons être attentifs à vérifier que les dépenses engagées sont tout d’abord dans nos compétences obligatoires. Que la dépense soit véritablement efficace avec un rendement coût/efficacité évalué à tous les stades. On ne peut plus dire, les caisses sont vides et faire des dépenses pour la fête….Nous devons faire tout ce que nous avons prévu à budget constant et ne pas dépenser plus que ce que nous pouvons recevoir comme recette.

La construction du budget doit être inversée : on évalue les recettes puis on met en face les dépenses et non l’inverse. Car toute dépense hors de ce budget est une pression fiscale supplémentaire et donc du pouvoir d’achat en moins.

9.Votre suppléante, Estelle Forget est spécialisée dans le développement durable : cette question est-elle si essentielle quand les français sont si préoccupés par leur pouvoir d'achat notamment.

Dans tout mon discours, le développement durable est toujours présent. C’est pourquoi je suis heureux d’avoir comme suppléante une jeune femme qui a repris des études pour faire un Master de développement durable. Ce n’est pas qu’une question de mode. C’est une nécessité. Alors qu’il y a trente ans, la Seine et Marne était le seul département a être autosuffisant en pétrole grâce à ses puits de pétrole. Aujourd’hui, notre département a vu l’arrêt de nos puits, la disparition de nos pipelines et la réduction de l’activité de notre principale raffinerie de Grandpuits. Le développement durable est l’affaire de tous : du contrôle de notre éclairage à la maison, la réduction de notre chauffage, du tri des ordures ménagères, du choix de nos commerçants de proximité plutôt que les grandes surfaces, les vélos plutôt que la voiture, les transports en commun quand ils existent… Mais c’est aussi le soutien des collectivités locales à réduire leur consommation énergétique (meilleur éclairage public, pompe à chaleur, voiture électrique….) et du conseil général en imposant lors des remises de subvention aux collectivités locales un démarche HQE, en diffusant de l’information sur les économies d’énergie, sur les alternatives aux pesticides, aides financières multiples et parfois complexes pour la mise en œuvre du développement durable.